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A note from Jayrayme6

Voilà la troisième version de mon histoire, j'ai rajouté beaucoup de worldbuilding et de détails.

Les yeux de Oak s’ouvrirent soudainement quand il entendit une personne tourner la poignée de la porte et entrer dans sa chambre. Il entendit des pas et du liquide clapoter dans un seau. Les rayons du soleil l’éblouir, l’empêchant de bien distinguer qui lui parlait…

Est-ce un des homme-arbres du roi? Sont-t-ils venu nous punir, ou nous-t-ont-ils pardonné? pensa Oak, en grinçant des dents, parcouru par une grande douleur à la poitrine, vestige d’un coup de bâton infligé par les collecteurs de taxes.

« Réveille-toi, Oak, c’est la deuxième fois que je viens te réveiller aujourd’hui, tu dors déjà depuis trop longtemps! Réveille-toi,» La voix aigüe lui perça les oreilles, le faisant maugréer.

Ah, c’est maman.

Oak resta dans le lit en plumes d’oies et rabattit la couverture sur lui. « Argh, ça ne me tente pas, on est tellement bien dans les couvertures, pourquoi se lever quand on peut rester couché. Laisse-moi dormir!»

Oak entendit à nouveau la voix lui percer les oreilles, mais cette fois à un rythme saccadé.« Tu vas te lever Oak, TU VAS TE LEVER! Qu’est-ce qu’on va faire si tu ne te lèves pas? QU’EST-ce qu’on va faire!»

Il leva sa tête de l’oreiller pour voir sa mère se tenir au-dessus de lui, son corps d’arbre frissonnait sous l’effet de l’anxiété. Il sentit la sueur couler de son front et se répandre sur son écorce. Sa mère chantonnait un petit air en tirant sur la couverture, deux seau d’eaux à ses pieds. « Arbre Beau, Arbre Beau»

Oak résistait de toutes ses forces. , s’empêchant de tomber du lit. Sa force physique, tout comme celle de tout les membres de son espèce était toutefois inférieur à celle des hommes. Ainsi, il haletait fortement en tenant les draps. Celui-ci maugréa. « Tu vas me respecter,»

Elle lâcha brusquement la couverture et lui jeta un regard affolé. «Oak, Le roi Xidor a fait emprisonner la famille Jéfar ce matin… La famille Jéfar, tu comprends? Celle avec qui nous sommes allés nous plaindre la dernière fois!»

Oak marmona. « Humpf»

Les doigts épineux de sa mère tremblèrent de rage. « Leur nouveau collecteur de taxes, Karel, Karol, je ne sais plus trop, n’était pas satisfait de leur récolte. Il paraît que c’est un grand pincé. Probablement un prétexte pour les faire taire! Pour nous faire taire!

Elle apporta ses mains à sa bouche et rongea ses ongles de bois. «Qu’est-ce qu’on va faire si tu ne viens pas nous aider? C’est pas la première fois que tu nous fait ça«

« Je m’en fou. Va t’en » répondit Oak sèchement.

Du coin de l’œil, Oak la vit prendre un des seaux d’eau qui se trouvait sur le plancher de pierre de la maison. Il tourna la tête pour riposter quand celle-ci s’exclama « C’est pour ton bien,» Elle lui versa le seau d’eau en plein visage. L’eau coula sur sa coupe de cheveux pêle-mêle remplie de feuilles vertes et dégoulina sur ses vêtements fripés.

Le jeune homme-arbre cligna des yeux sous le choc. «Violente Mégère!»

Elle tira sur la couverture, le faisant tomber à ses pieds.

En agitant en l’air les branches qui lui servait de bras, Oak cria de douleur.« Aargh, Pourquoi tu fais ça?»

Elle lui répondit sèchement. « Pour ton bien. Tu me pardonneras,»

Oak soupira et hocha de la tête.

Puis il la vit tourner la poignée de la porte et quitter la pièce.

Il se leva et retira ses vêtements. Ses vêtements était plus grand que les vêtements qur portait la majorité des hommes-arbres. Oak mesurait 5 pieds et 9 pouces tandis que la plupart des hommes-arbres étaient de taille plus petites, en moyenne entre 4,5 et 5 pieds.

Le jeune homme-arbre mit ses vêtements, empilés les uns sur les autres, dans un coin de la pièce. Par la suite, il se dirigea vers l’armoire qui se trouvait à droite du lit, en retira un gilet en lin blanc, , des pantalons du même tissu et des bas en lin noir qu’il mit.

Il franchit ensuite la porte pour aller rejoindre sa famille dans la salle à manger, pièce contigüe à la cuisine. Dans la salle à manger, un lampadaire alimenté à l’huile de tournesol était suspendu au-dessus de la table.

Oak aperçut toute sa famille qui l’attendait à la table, assis sur des chaises de bois. Il y avait son père, John Quercus, sa mère, Cinthia Quercus et son frère et sa sœur, Kelly et Régis Quercus. Les Arbolarbres étaient des êtres humanoïdes, mi-hommes, mi-arbres. I

ls avaient une écorce à la place de la peau et des cheveux composés de feuilles. Des branches leur muni de mains épineuses leur faisait office de bras et leur permettait de saisir les objets. Leurs jambes ressemblaient fortement à ceux des humains ainsi que leur bouches et leurs organes. Une sève végétale et verte, fortement odorante coulait dans leur veines au lieu du sang typiques des mammifères.

Cette sève possédait des propriétés magiques pour certains d’entre-eux, les descendants du roi Herbacum. Oak en faisait partie et arborait des pouvoirs magiques dont il ignorait lui-même l’existence. Oak, tout comme sa famille, descendait de la lignée d’Herbacum et des lignées des Chênes et des Bouleaux.

Ce croisement génétique faisait en sorte que tous les membres de la famille Quercus avait une écorce rougeâtre avec des cheveux remplis de feuilles vertes. , Mais chaque membre de la famille se distinguait par sa taille, la couleur de ses yeux, sa façon d’agir et son âge.

Oak était un adolescent de 16 ans alors que sa sœur Kelly et son frère Regis avait 12 et 13 ans respectivement. Contrairement à leur parents, ils n’étaient pas poilus. La pilosité de fibre végétale typique des Arbolarbres ne poussait qu’à partir de 22 ans.

Leurs parents John et Cinthia était chacun âgé d’une cinquantaine d’années. Les parents de Oak étaient donc toujours jeunes… Ils faisaient tous parti du peuple des Arbolarbres et pouvaient vivre jusqu’à 150 ans, voire 500 ans pour les sorciers et prêtres homme-arbres qui avait réussi à percer comment arrêter le vieillissement de la sève tout en conservant leurs pouvoirs. Cependant, la plupart des sorciers et prêtres passaient toute leur vie sans découvrir comment arrêter le processus de vieillissement de la sève. Dû à cela, ils mourraient très jeunes, c’est-à-dire de 50 à 60 ans.

Ceux-ci, afin d’améliorer leurs pouvoirs, devaient faire vieillir leur sève magique, faisant diminuer leur espérance de vie en échange de pouvoirs. Pour les bons sorciers, il y avait deux façon de faire vieillir leur sève. Il devait soit libérer les âmes volés par les sorciers maléfiques ou bien renforcer leur foi aveugle dans la religion Arbolarbre, c’est-à-dire en approfondissant leur études dans les enseignements de l’Arbollivre et des techniques des six saint originels de la religion Arbolarbre. Ces six saints étaient les anciens compagnons du roi Herbacum. Cependant, il n’y avait qu’une façon pour les sorciers maléfiques de faire vieillir leur sève, le vol d’âme des autres sorciers.

Oak qui venait de s’assir à la table, ne soupçonnait même pas le destin qui l’attendait comme sorcier et vivait toujours comme paysan, sous l’emprise du roi. Presque toute sa famille dont sa mère ne possédait pas son don pour la magie. Celle-ci regarda celui-ci avec ses grands yeux bleus remplis de larmes de déception. Elle baissa les branches qui lui servait de bras. « Hier, tu n’as pas nourri les chevaux trois fois comme il le fallait et maintenant, ils ne veulent plus travailler, ils refusent même d’avancer et de manger.»

Oak prit une inspiration. « Hum?’»

Elle grimaça. «Nous avons payé très cher pour cette nouvelle charrue et on ne peut même pas s’en servir. Ce Karel, Karol et les collecteurs vont bientôt passer réclamer leur dû, qu’est-ce qu’on va faire ! On n’a même pas eu d’Arbé cette année, qu’est-ce qu’on va faire??»

L’Arbé était une des cinq saisons du monde de Florestia. Elle s’ajoutait à l’automne, l’hiver, le printemps et l’été. L’Arbé qui se situait entre l’automne et l’hiver était différente des autres saisons et se composait de trois mois (Lunier, Arbatar et Moonambre). Elle était également connu sous le nom de saison des deux lunes avec une saison au climat fixe, de 5 degré celsius, où la lune bleue et la lune blanche se synchronisait. En période d’Arbé, les récoltes poussaient abondamment sous les effets d’une pluie magique, composée de boue et de limon, d’eau et de feuilles réjuvénatrice. Le soleil au lieu d’être chaud, pointait ses rayons tièdes sur la planète d’Antor, ce qui amenait une baisse de température partout sur le globe

Le père de Oak, John Quercus mit son poing sur la table, le chêne dur de son bras se cognant sur le cèdre massif de la table et répandant une odeur de sciure de bois dans l’air.

*Bang*

«On trouvera bien une solution, n’est-ce pas, mon fils? Tu ne vas pas rester assis sur tes fesses pour le restant de tes jours, à te prélasser comme un pacha dans ton lit la moitié de la journée… Il faut trimer dur avec ses bras et sa tête pour joindre les deux bouts dans ce bas monde. Il y a pas de trucs miracles, juste de la bonne vielle huile de coude.»

« Humpf» grommela Oak.

Son père le foudroya du regard. « Venez me rejoindre, toi et Régis, je vais vous montrer comment on faisait dans mon temps, quand il n’y avait pas de charrue… » John soupira.« Quand il n’y avait pas de collecteur de taxes… Ah le bon vieux temps quand on obtenir d’excellentes récoltes, surtout celles en période d’Arbé. »

John Quercus aimait se commémorer le bon vieux temps car le père de Xidor, le roi Araison venait lui-même chercher les récoltes, offrant des réductions de taxes au paysans qui s’enrôlaient volontairement dans l’armée, tout en faisant preuve d’empathie envers eux.

Le jour du décès du roi Araison. Le roi Xidor monta sur le trône et se jura de bâtir un nouveau système. Il fit instaurer une armée professionnelle et non plus volontaire et commença à déléguer aux collecteurs de taxes la tâche de venir récolter la moisson. Les collecteurs était payé à même le sixième des taxes récoltés, ce qui les incitaient à démontrer une certaine rigidité, surtout en période d’Arbé et de lune bleue.

En effet, les effets présents au cours de période d’Arbé et de lune bleue provenaient de la synchronisation des deux lunes, la lune blanche et la lune bleue. La lune bleue amplifiait les pouvoirs magiques, le vieillissement de la sève et les récoltes. Il est dit qu’en journées d’Arbé et de lune bleue, les arbres ainsi qu ele vent parlaient aux hommes-arbres, que les roches prenaient vie et que l’on entendait le rugissement de la mer agitée au loin, mer sur laquelle se déchaînait de grandes tempêtes fomentées par la magie ambiante.

 

Il était dit que la lune bleue apparaissait normalement une fois par mois durant les quatre mois de saison normale et apparaissait tous les jours d’Arbé. Ces jours étaient des jours de fêtes à cause des récoltes, où l’on fêtait Saint Cupressus, le saint de la guérison et des soins. C’était également des jours de miracles car les prêtres y accomplissaient des miracles de guérison.

Cependant, l’année 1289, avait été une grande année de tragédie pour le peuple des Arbolarbres et surtout les paysans et les malades car cela avait été une année sans Arbé. L’été s’était prolongée, braquant ses rayons chauds et faisant sécher les récoltes. Seul la ville d’Oakvalley, pourvu d’un micro-climat d’hiver à l’année longue avait été épargné de cette été chaud et sec qui songeait s’éterniser et se fondre dans l’automne naissant. Les paysans avait été dépourvu de récoltes abondantes et leurs enfants malades mourraient par dizaines pendant que le roi et les aristocrates se prélassaient dans leur palais, en exigeant toujours le tier des récoltes qui s’avéraient très pauvre cette année-là.

Voilà ce qui mettaient la famille Quercus et les paysans en rogne, ceux-ci s’étant déjà plaint maintes fois à l’administration royale, ce qui avait attiré encore plus l’attention des collecteurs de taxe sur la famille Quercus.

«Ah, le bon vieux temps» se moqua Oak. Il appuya sa tête sur la table pour dormir.

Son père l’ignora et continua à parler en raclant la table avec son poing. *Cri, Crii* «On va tellement bosser dur que les collecteurs n’auront rien à dire sur la récolte de cette année,»

Il dévisagea Oak sans sourire, espérant sa réponse. Tu vas vite t’apercevoir pourquoi il faut bien prendre soin des chevaux,»

«J’veux pas, j’ai des choses à faire comme hum.. Lire le livre de notre cousin Pero» dit Oak en étendant ses bras sur la table, en guise d’oreiller pour ensuite coller sa tête sur ceux-ci

Sa mère se leva de sa chaise, s’approcha et lui mit la main sur la tête. «Tu l’as déjà lu trois fois, fais un homme-arbre de toi et joins-toi à ton petit-frère… Fais-le pour lui, tu dois lui donner l’exemple… Si le roi est insatisfait, nous perdrons la ferme ou serons emprisonnés comme les Jéfar!»

Elle se mordit les lèvres. « Qu’est-ce qu’on va faire?»

Son frère et sa sœur, Kelly et Regis se regardèrent mutuellement et poussèrent un soupir devant le manque d’éthique de travail de leur grand-frère. Ils devaient passer les vacances d’été avec lui jusqu’au retour des classes…

Oak agaça son petit frère avec une touche de moquerie dans la voix. « Régis, est-ce qu’il y a quelques filles qui te plaisent à l’école du rang?»

John se mit à le regarder et le visage de Régis rougit…

« Huh… Amélie» dit Régis en baissant la tête faisant ainsi tomber quelques feuilles vertes sur le sol.

« Amélie, la barbie!…» se moqua Oak en imitant une voix de femme.

« Dis pas ça… Gros dormeur…» clama Régis, en insultant Oak…

« Gros dormeur, toi-même!» cria Oak, prêt à lui lancer une assiette.

« Toi t’es pas mieux, t’as jamais eu de blonde!» dit Régis.

Le père de Oak leur jeta un regard sévère. « Assez de vos enfantillages! Il est temps de partir vérifier les récoltes… On dit que le roi n’est plus dans son état normal depuis quelque temps, qu’il malmène son sorcier! S’il nous aperçois à rien faire, qui sait ce qu’il nous fera.»

John fit signe à ses deux fils de le suivre, laissant sa femme ramasser la vaisselle. Oak fit une moue et murmura pour lui-même : toujours travailler avant de suivre Régis et son père à travers la salle à manger, jusque devant une porte qui se trouvait à quelques mètres, encastré dans le mur de pierre et retenus par des gonds en fer. Au pied de cette porte, sur un tapis poussiéreux se trouvait des chaussures de chanvre fraichement cirés qui répandait une agréable odeur de neuf.

Ils enfoncèrent leurs pieds dans leurs chaussures, traversèrent l'embrasure de la porte, et se dirigèrent vers une étable fait en pierre qui se trouvait tout juste à côté de la maison. Ils ouvrirent la porte et s’engouffrèrent à l’intérieur où ils marchèrent sur le sol parsemé de foin, leurs chaussures produisant un son étouffé.

*Tamp, Tamp *

Juste devant eux, dans un enclos de bois scellée par une chaîne se trouvait deux chevaux et un poney, tous de robe Overo, noir-blanche, robe marquée de blessures fraichement cicatrisées. Lors de la dernière visite au palais de Xidorville des familles Quercus et Jéfar, les collecteurs de taxes, choqué par les plaintes des deux familles, avaient pris plaisir à se venger sur les bêtes

On va se venger pensa John Quercus en regardant tendrement les deux chevaux et le poney blessé.

John Quercus s’y approcha d’un bon pas tout comme Régis alors que Oak restait en retrait, éloignée de l’enclos. John retira la chaîne et ouvrir la porte de l’étable.

John libéra les trois bêtes qui hennirent de plaisir à la vue de celui-ci. Cependant, ils cessèrent brusquement en apercevant Oak.

« Ah, ils t’ont reconnu Oak, essaie de monter sur l’un d’eux, hahaha» dit John en riant de bon cœur. Le jeune homme-arbre de seize ans s’approcha avec appréhension du cheval, ses jambes faisant presque du sur place.

Une fois arrivée devant la bête, il se marmonna à lui-même «Toi, t’es pas travaillant comme moi, Mon père est trop généreux à vouloir te nourrir trois fois par jour. Il a pitié de toi depuis que les collecteurs de taxes t’ont brutalisé.»

* Hiinnnnnnn, Hinnnnnnnn* répondit le cheval en parfait désaccord.

C’est ça, prouve-moi le contraire. Dit Oak avant de monter sur le dos du cheval, en le tenant par la bride.

Au contact de l’écorce de Oak sur sa peau, le cheval se rua vers la sortie de l’étable, traversant la porte qui était resté ouverte et broyant une meule foin sous ses sabots, répandant une odeur d’herbe dans toute la pièce.

Oak tomba, désarçonné par le galop soudain du cheval, et plongea tête première dans une grosse meule de foin qui absorba l’impact.

«Hahahaha, mon fils, il va falloir que tu fasse le chemin à pied, je l’ai bien nourri à ce que je vois.» Dit John Quercus, bien monté sur son cheval.

«Très drôle» répondit Oak en époussetant le foin qui s’était ramassé sur son écorce pour ensuite se mettre sur pied.

«Hahaha, Oak, Pas capable! . Dit son frère Régis qui caressait la crinière de son poney Poppy.

«Pas besoin, je vais faire le reste à pied» dit Oak qui sortit de l’étable comme un coup de vent, suivit de son père et de son frère qui le suivirent au trot.

Au même moment, le cheval de Oak réintégra le confort de l’étable et partit manger du foin dans sa stalle.

Une fois dehors, Oak et sa famille s’engagèrent sur une route de terre qu’ils parcoururent pendant quelques minutes, devant eux des champs s’étendait à perte de vues, de chaque côté d’une rivière claquemurée par deux immenses chaînes de montagnes.

Ces champs avaient été fournis par la couronne aux ancêtres de Oak lors de la signature d’un contrat de servitude à durée indéterminée. Contrat qui stipulait qu’ils devaient fournir une bonne partie de leur récolte au roi en échange de cette terre.

Ce roi, le roi Agi Cèdre, père de Araison, venait autrefois directement converser avec les paysans et leur demander comment se passaient la saison des moissons et leur demander s’ils avaient trop de bouches à nourrir. Si c’était le cas, ils recrutaient les enfants d’âge majeur dans son armée et les logeaient et les nourrissaient.

Oak, John et Régis firent quelques pas et arrivèrent devant les champs de concombres. Ils aperçurent du premier coup d’œil le flétrissement des feuilles, celles-ci prenant un aspect craquelé et une texture de papier maché, répandant une dans l’air une odeur de feuilles mortes.

Les feuilles se déchiraient à la moindre pression; elles nécessitaient rapidement une irrigation avancée. Régis et sa monture ainsi que Oak restèrent immobiles, pétrifiés, par la désolation qui s’étalait sous leurs yeux.

John saisit son cheval par la bride et s’approcha des deux homme-arbres. Il leur tapa plusieurs fois sur l’épaule pour les sortir de leur état de torpeur. «Allez me remplir plusieurs seaux d’eau à la rivière, on doit essayer de sauver nos récoltes avant que les agents du roi arrivent. Ils sont peut-être déjà en route!»

Les deux jeunes frères revinrent avec des seaux d’eau et amorcèrent l’irrigation des champs quand une pluie torrentielle se déferla sur la vallée et causa un imposant nuage de brume dense et lourde qui inonda les champs.

« Enfin sauvé, il pleut ! Trouvons un abri ! Allons sous le cèdre !» dit John avec un sourire aux lèvres.

*Hinn, Hinnn*firent les chevaux, agité, en tentant de s’enfuir galop, leurs sabots piétinant quelques concombres qui gisait sous leurs pieds.

«Calmez-vous»- dirent John et Régis conjointement pour apaiser les chevaux, les retenant d’une main ferme par leurs brides en fer.

Les chevaux se calmèrent, Oak et sa famille tentèrent tant bien que mal de trouver le cèdre à travers la brume. Lui et les chevaux pataugeant dans les champs remplis d’eau, éclaboussant leur écorce et leurs conférant l’odeur d’un chien mouillé.

* Ploc, Ploc,*

Ils se déplacèrent dans les champs de concombres. Ils y aperçurent le Grand Cèdre. C’était un cèdre de l’Atlas aux feuilles orange, rouges et pourpres, sous lequel ils se cachèrent et se reposèrent au son de la pluie qui se répercutait sur le sol.

Ils s’assoupirent ainsi et ne se réveillèrent que peu de temps après lorsqu’ils entendirent le retentissement de sabots de chevaux pataugeant dans de grandes flaques d’eau...

Oak, Régis et John regardèrent droit devant eux et eurent un léger soulagement à la vue de leurs chevaux qui était resté sous l’arbre. Mais ils paniquèrent lorsqu’ils entendirent les bruits se rapprocher.

Oak grinça des dent à la vue de plusieurs homme-arbres-arbre dont un homme-arbre-arbre aux cheveux en forme de cactus rempli de feuilles pourpres. Pas eux, pas les salauds qui nous ont tabassé l’autre jour.

Ces homme-arbres en armures d’aciers montés à chevaux s’arrêtèrent devant l’arbre, au milieu du champ de concombres. Ils portaient tous une corde à la ceinture.

« Bonjour, Famille Quercus. Qu’est-ce que vous nous avez préparé?» dit Karel, le chef des collecteur de taxes, en passant la main dans ses cheveux en forme de cactus.

John s’opposa à eux. « Libérez la famille Jéfar et peut-être que vous pourriez y goûter! Le tier d’une récolte, c’est trop! Les Jéfar n’ont essayé que de survivre»

Karel ricana. « Des menaces?»

John bomba le torse.« Seulement des revendications, justes et équitables!»

Karel sourit en coin. « Les seules revendications juste et équitables sont celle du roi! Il a besoin de ses vivres pour organiser un banquet à sa nouvelle capitale Xidorville; il désire immortaliser l’évènement. Sans cela, il ne pourra devenir immortel! Tous les acteurs important du royaume y seront.»

«Humm. Immortel? » grogna John dans sa barbe.

Karel continua son discours, un sourire narquois au lèvre. « Oui immortel.» Il se mit à rire de façon théâtrale « Huhuhuhuhu, Pas au sens propre mais figuré, bien sûr! !Il a donc besoin d’une quantité et variété importante de légumes et fruit frais pour combler les palais de tous les invités et il en a besoin maintenant. Les Jéfar n’avait qu’à accepter.»

John, fronça les sourcils, se méfiant de Karel «Voyez-vous, les récoltes ne sont pas à maturité, alors vous devrez repasser l’an prochain!» Il lança un concombre asséché vers Karel pour le narguer.

Karel fulmina. «Que voulez-vous dire? Le roi exige des fruits et légumes frais, il ne veut aucun légume ou fruit prématuré ou encore, comme je vois, de concombres asséchés, cela ne convient guère à sa majesté, ils ont un goût amer et désagréable qui ne fera que déplaire à ses invités,»

Régis se mit à rire de l’accent cul-de-poule du collecteur de taxes. « Hihihi»

Karel le foudroya du regard et continua de parler « En plus, ils font roter et le rot n’est guère digne des invités d’un roi.» dit-il en écrasant le concombre avec sa main avant de le montrer à ses homme-arbres.

Karel et ses troupes inspectèrent les champs à la recherche de concombres frais et matures tout en ne perdant pas de vue la famille Quercus, les obligeant à avancer en même temps qu’eux afin qu’ils ne s’échappent pas pour éviter de payer leurs taxes.

Tout en se déplaçant à dos de cheval, Karel et ses troupes se penchèrent pour saisir les légumes et en vérifier l'état. Seul le tiers d’entre eux convenaient aux goûts de Xidor, le reste n’était pas assez mûr, ayant une teinte verdâtre très pâle ou encore était complètement noyé et avait une consistance très molle, les concombres s’écrasant en purée au moindre touchée.

«C’est inadmissible!» cria Karel en appuyant son épée sur l’écorce de Oak qui se tenait devant les collecteurs de taxes.

Régis cessa de rire quand il vit son frère en danger…

Frérot… non… Pas toi.. gros dormeur…

« Lâchez mon fils! » s’écria John.

Karel le dévisagea. « Sinon quoi!»

Le père de la famille Quercus ne répondit pas et se jeta aussitôt sur Karel, tentant de faire tomber son épée.

Karel résista à l’assaut et appuya son épée sur la gorge de John. « Calmez-vous!»

Oak et Régis s’exclamèrent. « Maudite vermine!»

Karel tailla une balafre sur la joue de John, une sève verte à forte odeur en émana. « Vraiment? Vous m’insultez?»

Oak vit son père maugréer de douleur. « Uurgh, les enfants!, Résistez!!»

Oak et son frère se projetèrent sur Karel mais furent aussitôt encerclés par les homme-arbres de celui-ci.

« Tsk, Tsk. Pas un pas de plus» clama Karel.

Oak et Régis grimaçèrent de déplaisir.

Et merde…. C’est bâtards pensa Oak.

Karel siffla à ses soldats homme-arbres en indiquant les chevaux de la famille Quercus « Pff, Pff»

Quelques homme-arbres, tous habillés de la tête au pied en armure d’acier s’approchèrent du poney et du cheval qui s’esclaffaient. Ils lancèrent violemment leur corde autour des chevaux qui se débattirent de toutes leurs forces.

John baissa les bras et courba son dos. « Pas mes chevaux!»

« Pas Poppy» dit Régis d’une voix faible, craignant que le roi Xidor l’abattre pour le manger.

Régis s’imagina ensuite Xidor le cuire et le manger, sa dentition typique des Arbolarbres, plates et sans canines dévorant la bête.

Revenant, à ses sens, Régis vit les homme-arbres de Karel tenir les chevaux par la bride, les forçant à avancer.

Karel saisit John par le collet. «J’en ai assez de vos revendications et votre incompétence. Je vous retire donc vos chevaux, le roi Xidor se fera un plaisir de les accueillir dans son palais.»

Karel le secoua. « Si vous vous plaignez encore ou négliger encore vos champs, vous serez emprisonné pour outrage à la couronne. Et si vous ne payez pas une amende de milles floraux d’ici l’an prochain, je me ferai un plaisir de vous réserver un sort bien pire qu’à celle de la famille Jéfar.»

Le père de Oak grinça des dents, maudissant Karel..

Karel continua son discours «Avez-vous quelque chose à rajouter?»

«Non.» Dit John, le visage rongé par la haine et le désespoir.

Karel lui sourit en coin et partit avec ses homme-arbres vers l’est, trainant derrière-eux les chevaux de la famille Quercus.

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N'hésitez pas à me partagez vos commentaires et à laisser une note. Le worldbuilding ainsi que la création d'un système magique nouveau ont été ajoutée à l'histoire. 


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Jayrayme6

  • Val-d'Or, Quebec
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Bio: Young accounting student that loves literature, languages and writing as well as business. I can't wait to surprise you with my stories about Treemen and their adventures

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